La LPO Normandie, en partenariat avec l’ASPAS et le GMN, organisent au cinéma Omnia à Rouen, le 26 janvier, la projection du film « Vivre avec les loups » de Jean-Michel Bertrand. Un débat aura lieu suite à la projection en présence du réalisateur.
Le réalisateur nous parle du loup d’une manière totalement nouvelle et inattendue. Il y aura bientôt des loups un peu partout en France. Il faut donc apprendre à « vivre avec les loups ». Dépassant les postures polémiques, l’auteur nous amène de manière sensible et cinématographique à percevoir différemment la nature qui nous entoure et les animaux qui l’habitent : chevreuils, chamois, bouquetins…
Un voyage de Jean-Michel Bertrand avec de surprenantes rencontres, humaines et animales, avec son style inimitable, le réalisateur nous entraîne dans des réflexions naturalistes et philosophiques sur la nature.
Dernier opus de la trilogie consacrée au grand canidé
« J’ai besoin de ce temps, d’une part pour réussir à filmer les loups dans leur milieu naturel, mais aussi pour rencontrer et installer la confiance avec les personnes (éleveurs, bergers, chasseurs…) qui interviendront dans le film.
Il était important pour moi de faire parler les « acteurs », notamment ceux qui ont une approche positive et réaliste de la présence des loups et aller chercher au plus profond la force émotionnelle qui les anime. »

« Cette idée qu’il faudrait à tout prix éliminer les prédateurs sous peine de les voir pulluler et tout détruire est totalement fausse car les prédateurs se régulent eux-mêmes afin de préserver leur garde-manger… »

Notre rapport au sauvage
Observant une meute de loups dans le cadre grandiose de la forêt alpine, Jean-Michel Bertrand explique leurs comportement et retrace l’évolution de nos relations avec le grand prédateur. Puis, ce cinéaste passionné et tenace part à la rencontre des éleveurs qui ont accepté la présence du loup et appris à vivre avec lui, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Normandie et la Suisse.
Jean-Michel Bertrand a « voulu souligner leur territorialité leur capacité de contrôler le nombre des ongulés sauvages (chevreuils, sangliers, cerfs, chamois etc.), afin de préserver cette ressource dont dépend leur survie.
Une notion d’autorégulation des espèces, souvent incomprise qu’il est important d’expliquer encore et encore.
Au-delà de la simple fascination que l’on peut avoir pour les grands prédateurs (loups, ours lynx), ils sont un marqueur de la richesse biologique des territoires qu’ils occupent.
Ils ne choisissent pas un nouveau territoire par hasard. Ils participent à la régulation des ongulés sauvages. Le loup est un bon exemple pour comprendre l’interdépendance prédateur/proie et les bénéfices biologiques qui en résultent, notamment pour la bonne santé et le développement de la forêt grâce à une pression moins forte des ongulés sauvages sur les jeunes arbres. Pour se régénérer, la forêt a besoin des grands prédateurs. »



