
Comme l’année précédente, le suivi sur le plateau du Neubourg, entre Angerville-la-campagne, Conches, et Breteuil, ainsi que Tourny a concerné uniquement le Busard Saint-Martin.

L’efficacité de l’équipe est possible grâce à :
- De nouveaux bénévoles très motivés, merci à eux !
- Le piège photo sur la plupart des sites où des enclos ont été posés (photo ci-contre). Ces pièges fournissent bien sûr de belles images mais, plus important, beaucoup d’informations comme les apports de proies et la dispersion des juvéniles après l’envol. Ainsi les jeunes reviennent régulièrement au nid le soir tombé (il sert alors de dortoir) et cela pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines après l’envol.
Bilan
Sur 36 couples localisés dont 19 grâce au drone (devenu un outil essentiel), les bénévoles ont pu en visiter 23, et en protéger 12 (52 %) avec les enclos et aucun de ces nids protégés n’a été prédaté mais 4 autres l’ont été.
Il faut protéger car des nids sont construits dans les cultures fauchées de façon précoce (fin juin) ou bien, au contraire, font l’objet d’une ponte tardive ou de remplacement. Ces pontes tardives peuvent s’expliquer par :
- Soit une moisson très précoce (fin mai) notamment pour les nouvelles cultures produites pour la méthanisation, forçant les oiseaux à se déplacer ailleurs.
- Soit un dérangement dû aux passages de l’agriculteur
5 nids ont fait l’objet d’une ponte tardive (contre 6 l’année précédente), ce qui allonge la saison et fait retirer les cages jusqu’au mois d’août.
Le nombre total de juvéniles à l’envol a atteint 69 – un record ! – (contre 61 en 2023), dont 42 grâce à la protection (28 avant la moisson, 14 après la moisson).
Seulement 4 œufs ont été trouvés non éclos (21 l’année passée).
Notons qu’un busard pâle juvénile a été aperçu le 29 avril 2024.

