Anthus trivialis
Espèce protégée
Nicheur sédentaire commun (17 000 couples)
Statut en Europe et en France
Le Pipit des arbres est présent dans toute l’Europe moyenne et du Nord. Il est beaucoup plus sporadique dans la région méditerranéenne. Son principal bastion européen est dans les pays scandinaves. Il est en déclin à l’échelle européenne.
Il habite la France entière à l’exception des plaines méditerranéennes et de la Corse. Après une phase de déclin marqué jusque à la fin des années 1990, la population française du Pipit des arbres semble s’être stabilisée, avec même une légère augmentation depuis le début du XXIe siècle.
Statut en Normandie
Le Pipit des arbres est présent dans toute la région, assez commun localement, mais complètement absent dans certains secteurs semblant pourtant favorables. Il semble nettement plus rare dans le bocage de la Manche.
Pour la Haute-Normandie, Olivier, en 1938, considérait le Pipit des arbres comme « se reproduisant en de nombreuses localités et manquant totalement en certaines autres ».
Écologie et habitat
Le Pipit des arbres est une espèce caractéristique des milieux assez ouverts, du moment qu’ils comportent des arbres et des zones herbeuses. On le trouve dans le bocage quand il n’est pas trop remembré et qu’il comporte des haies d’arbres assez âgés, dans les clairières forestières, les lisières, les coteaux calcaires. Il occupe aussi les coupes forestières et les boisements ouverts.
La ponte de 4 à 6 œufs est déposée fin avril. Une deuxième ponte est régulière fin mai – début juin. Le Pipit des arbres est insectivore au printemps, mais peut consommer des graines en été et en automne.
Conservation
Cette espèce est affectée par l’intensification agricole avec son corollaire, l’arrachage des haies. Au regard de la période de déclin précédente en France et du déclin constaté en Europe, il convient de surveiller attentivement sa dynamique de population.
Répartition en période de nidification (2005-2012)


Nidification
| Haute-Normandie | Cotentin / Bessin | Normandie |
| 9 000 | 3 000 | 17 000 |
L’estimation des effectifs indique que la densité en Normandie est similaire à la densité moyenne en France (environ 6 % des effectifs nationaux).
Carte des densités par zones biogéographiques

On constate que dans la zone échantillonnée, le Pipit des arbres a des densités plus élevées dans le Pays d’Ouche, le Pays-de-Lyons et le Pays-de-Bray tandis qu’il est quasiment absent des zones littorales, du Vexin, de l’estuaire de la Seine, du plateau du Neubourg, de la Vallée de la Seine aval et du Roumois. Il est bien présent dans le bocage de la Manche, le Lieuvin et le plateau de Madrie.
Comparaison des densités par grandes zones
| Haute-Normandie | Cotentin / Bessin | Normandie |
| 0,7 | 0,8 | 0,7 (51ème rang) |
Au 51ème rang en termes d’abondance (sur 187 espèces d’oiseaux nicheuses en Normandie), le Pipit des arbres est une espèce assez commune en Normandie. Ses densités sont un peu plus élevées dans la partie occidentale de la région.
Fréquence sur les échantillons prospectés
| Haute-Normandie en 2017 | Haute-Normandie en 2019 | Normandie |
| 32 | 28 | 28 (56ème rang) |
En termes de fréquence sur les échantillons, on retrouve la même situation de l’espèce que celle notée pour les densités (56ème rang). On note une diminution (-13 %) entre l’enquête 2007 et l’enquête 2019 en Haute-Normandie.
Densité par type d’habitat
| Bâti | Cultures | Forêt | Mosaïque | Prairies |
| 0,3 | 0,3 | 1,4 | 0,3 | 0,8 |
C’est dans l’habitat forestier que le Pipit des arbres montre sa densité la plus élevée, ce qui est bien conforme avec la littérature. Viennent ensuite les habitats de prairies et cultures dans la mesure où il trouve de grands bosquets ou haies. Il est logiquement quasi absent du milieu bâti. Le milieu de mosaïque semble ne pas lui convenir non plus.
Période internuptiale
Le Pipit des arbres est présent de fin mars à octobre, les derniers oiseaux étant observés à la fin de ce mois.
Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février |
| 1 | 1 | NA | NA | NA | NA |
Les fréquences notées sur nos échantillons montrent bien la disparition du Pipit des arbres de novembre à février, et sa très faible présence en septembre et octobre.
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février |
| 2 | 2 | NA | NA | NA | NA |
Densités et effectifs en période internuptiale en Normandie
Cette espèce migratrice est absente en période internuptiale, en dehors des quelques oiseaux notés en fin d’été et les densités et effectifs ne peuvent être calculés.
Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Pipit des arbres, période de reproduction ou d’hivernage.
