Pingouin torda

Alca torda

Espèce protégée

Migrateur et hivernant peu commun

Statut en Europe et en France

Le Pingouin torda niche sur des falaises littorales en Europe du Nord : surtout Islande, Iles Britanniques et Scandinavie. Son principal bastion est l’Islande.

La France constitue sa limite sud de répartition. Le Pingouin torda y est en fort déclin : 500 couples en Bretagne dans les années 1960 contre une quarantaine aujourd’hui. Il se reproduit aussi dans les îles anglo-normandes.

Le Pingouin torda est considéré comme En danger critique dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de France et Quasi menacé dans la liste rouge des oiseaux nicheurs d’Europe (UICN).

Statut en Normandie

Éliminé par l’homme comme nicheur dès la fin du XIXe siècle en Normandie, le Pingouin torda n’est plus qu’un migrateur peu commun en mer. Il peut être observé, par exemple depuis la digue d’Antifer, de septembre à avril et surtout depuis le phare de Gatteville (Manche) où il est nettement plus abondant que son cousin le Guillemot de Troïl (parfois plusieurs milliers d’individus dans une même matinée d’observation).

Le Pingouin torda était connu en Haute-Normandie en 1938 par Olivier comme « migrateur régulier et commun, durant l’hiver. Se reproduisait aux environs d’Etretat jusque vers 1860-70, peut-être même plus tard ».

Écologie et habitat

Espèce pélagique en dehors de la saison de reproduction, le Pingouin torda s’approche plus des côtes que les autres alcidés. Il se nourrit de petits poissons.

Conservation

Le Pingouin torda est affecté par la pollution d’hydrocarbures et l’usage des filets maillants pour la pêche. Des mesures seraient nécessaires pour réglementer les activités de pêche dans les principales zones marines d’hivernage de l’espèce.

Pingouin torda posé sur des rochers
Pingouin torda © Frédéric Malvaud

Nidification

Le Pingouin torda s’est reproduit jusqu’à la fin du XIXe siècle sur les falaises du Pays-de-Caux, localement. Il niche maintenant, au plus près, dans les îles Anglo-Normandes et en Bretagne.

Période internuptiale

L’espèce est plutôt pélagique en dehors des la reproduction, mais certains oiseaux, isolés ou en petits groupes, peuvent être vus près des côtes.

Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
NANANANANA1
Fréquence (%) par mois sur les échantillons prospectés

La localisation de l’espèce sur le littoral a permis de la noter seulement sur un échantillon en février.

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
134322
Fréquence (%) par mois d’après les fiches de relevés

Les données du fichier étant moins localisées que celles de l’enquête, les chiffres sont ici plus significatifs. Ainsi, l’espèce montre logiquement une fréquence maximale en automne avec le passage migratoire.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Pingouin torda, période de reproduction et d’hivernage.