Cyanistes caeruleus
Espèce protégée
Nicheur sédentaire très commun (274 000 couples)
Statut en Europe et en France
La Mésange bleue est une espèce commune dans une grande partie du Paléarctique occidental. Ses bastions sont en France, en Allemagne et en Espagne. Elle ne manque que dans le nord de la Scandinavie. Son statut global est stable en Europe, voire en augmentation en France où elle est répandue partout.
Statut en Normandie
La Mésange bleue fait partie des espèces les plus communes de Normandie (9ème rang). Des migratrices issues du nord-est atteignent la Normandie en automne, certaines années dites d’invasion. Elle est une des espèces les plus communes en ville, et n’évite chez nous que les plantations pures de résineux. Elle est présente toute l’année. Pour la Haute-Normandie, Olivier la disait en 1938 : « Commune et sédentaire. Niche dans toute la région ».
Écologie et habitat
La Mésange bleue occupe toute l’année une grande variété d’habitats arborés. Cavernicole, elle niche dans les trous d’arbres ou les fissures des murs, et ne dédaigne pas les nichoirs pour se reproduire. Elle effectue une seule nichée par an, et se nourrit d’insectes, d’araignées, auxquels elle ajoute des graines en hiver. Elle fréquente volontiers les mangeoires hivernales installées dans les jardins.
Conservation
Ses effectifs fluctuent facilement, déclinant après des hivers très froids ou des printemps frais et humides, les pertes étant rapidement compensées après quelques saisons clémentes.
Répartition en période de nidification (2005-2012)


Nidification
| Haute-Normandie | Cotentin / Bessin | Normandie |
| 70 000 | 25 000 | 274 000 |
La population normande estimée représente environ 5 % des effectifs nicheurs français, soit une densité similaire à celle de l’ensemble du territoire national.
Carte des densités par zones biogéographiques

Dans les échantillons prospectés, la Mésange bleue est très abondante dans les bocages du Cotentin, du Pays-de-Lyons et l’estuaire de la Seine. Le bocage reste un milieu apprécié : Pays d’Ouche, Petit-Caux, vallée de la Seine-aval, et certaines zones de cultures : plaine de Saint-André et plateau de Madrie. Elle apprécie moins le littoral (sauf celui du Bessin), le Roumois et le Vexin (aux cultures sans doute trop intensives).
Comparaison des densités par grandes zones
| Haute-Normandie | Cotentin / Bessin | Normandie |
| 5,6 | 6,9 | 6,0 (9ème rang) |
Cette espèce très commune (9ème rang sur 187 espèces d’oiseaux nicheuses en Normandie) est abondante (6 couples / km²) ; toutefois le Cotentin et le Bessin lui sont davantage favorables.
Fréquence sur les échantillons prospectés
| Haute-Normandie en 2017 | Haute-Normandie en 2019 | Normandie |
| 93 | 96 | 96 (11ème rang) |
En termes de fréquence sur les échantillons prospectés, on retrouve, comme pour les densités, une espèce très fréquente (96 %), au 11ème rang en Normandie. Elle semble légèrement plus fréquente lors de l’enquête de 2019 comparée à celle de 2007 (+ 3 %) en Haute-Normandie
Densité par type d’habitat
| Bâti | Cultures | Forêt | Mosaïque | Prairies |
| 13,8 | 4,0 | 8,6 | 4,7 | 6,5 |
Les milieux bâtis et la forêt (comme en Pays-de-Lyons) emportent sa préférence : elle bénéficie des arbres en forêt et en ville (parcs, jardins), des fissures des murs, et des nichoirs. Les habitats variés peuvent satisfaire ses exigences (prairies, mosaïques) si elle y trouve assez d’arbres et de cavités. Les cultures sont moins propices à l’espèce mais lui permettent quand même de s’y installer à 4 couples / km².
Période internuptiale
Cette espèce sédentaire et commune est présente en hiver où elle n’hésite pas à fréquenter les mangeoires
Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février |
| 89 | 89 | 92 | 94 | 94 | 95 |
La Mésange bleue reste fréquente pendant la période internuptiale sur les échantillons prospectés. Les fréquences d’après les fiches de relevés indiquent la même stabilité (voir tableau ci-dessous).
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février |
| 69 | 71 | 74 | 77 | 78 | 76 |
| Haute-Normandie en 2007 | Haute-Normandie en 2019 |
| 88 | 91 |
Comme pour la période de reproduction, la Mésange bleue présente une petite augmentation de fréquence (+ 3 %) entre les deux enquêtes menées en 2007 et 2019 en Haute-Normandie.
Densités et effectifs en période internuptiale en Normandie
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février | |
| Densité (individus / km²) | 6,8 | 5,7 | 6,0 | 6,8 | 7,4 | 8,2 |
| Effectifs (nombre d’individus) | 202 600 | 170 300 | 179 700 | 204 000 | 220 000 | 245 500 |
L’abondance en hiver est stable avec une tendance à l’augmentation d’octobre à janvier et février où les premiers couples vont commencer à se cantonner. La population hivernante est estimée à un minimum de 200 000 oiseaux sur les échantillons prospectés en Normandie.
Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national de la Mésange bleue, période de reproduction ou d’hivernage.
