Garrulus glandarius
Nicheur sédentaire commun (60 000 couples)
Statut en Europe et en France
Présent dans toute l’Europe jusque dans le nord de la Scandinavie, le Geai est commun dans la plupart des zones de son aire de distribution, particulièrement en Espagne et en Europe moyenne (France, Allemagne, Pologne).
Il habite toute la France, Corse comprise. Il a manifestement étoffé ses populations méditerranéennes, beaucoup plus faibles au début du XXe siècle.
Statut en Normandie
Commun partout, le Geai est uniformément réparti dans la région normande, statut déjà noté pour la Haute-Normandie par Olivier en 1938 qui indiquait : « Migrateur très commun en automne et en hiver. Niche dans toute la Haute-Normandie ».
Écologie et habitat
Le Geai est une espèce forestière (surtout les bois de feuillus), mais il habite tout secteur où il trouve des arbres, y compris le bocage. Il est présent également en zone urbaine dans les parcs et jardins.
Les glands jouant un rôle important dans le régime alimentaire (jusqu’à 50 %), l’espèce est en partie dépendante de la présence du chêne. Le Geai effectue une seule ponte (3 à 7 œufs) de mi-avril à mi-mai, mais peut faire une ponte de remplacement plus tard dans la saison.
Conservation
Le Geai a certainement été affecté lors des remembrements qui ont détruits la « forêt linéaire ». Mais l’espèce a compensé ces pertes grâce à l’augmentation du couvert forestier et à son implantation urbaine.
Il a peut-être bénéficié de l’élimination par l’homme de son principal prédateur, l’autour des palombes.
Répartition en période de nidification (2005-2012)


Nidification
| Haute-Normandie | Cotentin / Bessin | Normandie |
| 26 000 | 5 000 | 60 000 |
Le Geai est bien présent en Normandie avec un effectif de nicheurs estimé sur les échantillons prospectés qui représente environ 8 % de celui des nicheurs français, soit une densité assez élevée.
Carte des densités par zones biogéographiques

Il y a une densité de couples de geais importante (environ 3 couples / km² ou plus) dans les zones forestières de la zone échantillonnée : Pays d’Ouche et Pays-de-Lyons. Les densités sont faibles (< 0,9 couples au km²) dans les zones littorales (côtes du Cotentin et côte d’Albâtre).
Comparaison des densités par grandes zones
| Haute-Normandie | Cotentin / Bessin | Normandie |
| 2,1 | 1,3 | 1,9 (30ème rang) |
Le Geai des chênes est commun en Normandie, avec une densité moyenne de 1,9 couple au km², ce qui le place au 30ème rang en termes de densité sur 187 espèces. La densité de cet oiseau est plus grande dans la partie orientale, sans doute du fait qu’il y a plus de forêts dans cette partie.
Fréquence sur les échantillons prospectés
| Haute-Normandie en 2017 | Haute-Normandie en 2019 | Normandie |
| 83 | 84 | 83 (20ème rang) |
Le Geai est fréquemment noté lors des prospections (83 %), et cette fréquence est restée à peu près constante entre l’enquête 2007 et l’enquête 2019 en Haute-Normandie. Si l’on passe de la 30ème place pour la densité à la 20ème pour la fréquence d’observation, c’est peut-être dû au comportement du Geai qui se manifeste bruyamment en présence des hommes, justifiant son surnom de « gendarme de la forêt ».
Densité par type d’habitat
| Bâti | Cultures | Forêt | Mosaïque | Prairies |
| 2,0 | 1,3 | 3,7 | 1,6 | 1,8 |
Logiquement, la forêt, comme déjà dit, est le milieu privilégié du Geai avec une densité de 3,7 couples / km². Les milieux ouverts : cultures, prairies et milieu mosaïque sont peu denses : autour de 1,5 couples de geais / km² et le milieu bâti, avec les jardins qui comportent souvent des arbres est intermédiaire (2 couples / km²).
Période internuptiale
Le Geai des chênes, sédentaire, est présent toute l’année en Normandie.
Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février |
| 77 | 78 | 73 | 73 | 69 | 66 |
Sur les échantillons prospectés, la fréquence du Geai est assez stable, avec une légère diminution de septembre à février, peut-être due à la mortalité au cours de l’hiver.
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février |
| 55 | 58 | 52 | 54 | 50 | 43 |
| Haute-Normandie en 2007 | Haute-Normandie en 2019 |
| 64 | 73 |
La fréquence d’observation du Geai des chênes a augmenté entre les deux périodes d’enquêtes en Haute-Normandie en période internuptiale, une hypothèse : est-ce dû à des hivers plus cléments
Densités et effectifs en période internuptiale en Normandie
| Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Janvier | Février | |
| Densité (individus / km²) | 3,0 | 2,8 | 2,5 | 2,1 | 2,2 | 1,8 |
| Effectifs (nombre d’individus) | 56 300 | 69 000 | 76 500 | 85 300 | 75 500 | 133 400 |
La densité et l’abondance du Geai suivent une évolution semblable à celle de la fréquence d’observation : assez stable avec une légère diminution au fur et à mesure de l’avancée de l’hiver. Le nombre d’hivernants peut être estimé entre 60 000 et 80 000.
Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Geai des chênes, période de reproduction ou d’hivernage.
