Fou de Bassan

Morus bassanus

Espèce protégée

Nicheur éventuel très rare et irrégulier (1 couple) ; migrateur et hivernant commun

Statut en Europe et en France

Nicheur en grandes colonies sur les Iles Britanniques et en Islande, le Fou de Bassan a colonisé les côtes norvégiennes (où il est rare) et la France cours du XXe siècle. 

L’unique colonie française a été fondée en 1939 sur les Sept-îles en Bretagne. Elle a augmenté de manière constante jusqu’à atteindre  22 000 couples en 2011, puis a commencé à baisser (19 000 couples en 2013). Deux autres colonies existent près des côtes françaises, sur l’île Anglo-normande d’Aurigny, comptant environ 5 000 couples au total et l’espèce tente de coloniser la Provence et la Normandie, mais de manière marginale.

Le Fou de Bassan est considéré comme Quasi menacé dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de France (UICN).

Statut en Normandie

Le Fou de Bassan est un migrateur commun le long de l’ensemble de nos côtes, particulièrement dans le Cotentin (à proximité de la colonie d’Aurigny dans les îles anglo-normandes).

Pour la Haute-Normandie, Olivier, en 1938, signalait le Fou de Bassan comme : « Commun le long de nos côtes, excepté pendant les premiers mois de l’été. Cette espèce était bien plus rare il y a une trentaine d’années ».

Écologie et habitat

Nicheurs en colonies sur les falaises maritimes, le Fou de Bassan se nourrit exclusivement de poissons, qu’il pêche en réalisant de spectaculaires piqués.

Conservation

Si les colonies françaises et britanniques sont bien protégées, il n’en est pas de même des zones de nourrissage ou d’hivernage, qui peuvent à tout moment être affectées par les marées noires, la pollution chronique et la diminution des ressources alimentaires. On peut aussi s’inquiéter du projet d’ouverture au public des îles Saint-Marcouf qui serait susceptibles d’empêcher l’installation pérenne de l’espèce sur ce site. Le Fou de Bassan pourrait aussi être impacté par d’éventuels projets d’éoliennes en mer.

Répartition en période de nidification (2005-2012)

Fous de Bassan posés sur un rocher
Fous de Bassan © LPO Normandie

Nidification

Des indices de nidification ont été notés récemment sur les îles Saint-Marcouf, au large de la côte orientale du Cotentin (sites occupés depuis une quinzaine d’années et ponte sans réussite en 2010).

Période internuptiale

Il est moins fréquent et en plus petit nombre en hiver et au printemps.

Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
131253
Fréquence (%) par mois sur les échantillons prospectés

La fréquence du Fou de Bassan sur nos échantillons est faible mais régulière, avec un chiffre plus élevé en janvier. Mais cela peut être l’effet de fluctuations interannuelles.

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
11149565
Fréquences par mois d’après les fiches de relevés

Notre base de données indique un net passage migratoire qui commence en août puis s’arrête en octobre. Sa fréquence diminue ensuite régulièrement jusqu’en février.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Fou de Bassan, période de reproduction et d’hivernage.