Chevalier culblanc

Tringa ochropus

Espèce protégée

Migrateur peu commun ; hivernant assez rare

Statut en Europe et en France

Eurasiatique et plutôt boréal, le Chevalier culblanc niche en Europe essentiellement depuis le nord-est jusqu’au nord du continent. La Finlande est son principal bastion européen.

Il est, en France, surtout un oiseau de passage peu commun et un hivernant assez rare, avec quelques centaines d’oiseaux. Son statut réel est mal connu, mais semble stable, en augmentation pour les hivernants.

Statut en Normandie

En Normandie, on peut rencontrer le Chevalier culblanc à l’unité ou par petits groupes toute l’année, sur l’ensemble des zones humides, même de faible superficie, y compris le long des petites rivières. Il reste cependant peu commun, même au plus fort de son passage (au printemps surtout en avril et au passage d’automne plus conséquent, de juillet à septembre, avec des attardés jusqu’en novembre).

Pour la Haute-Normandie, Olivier le notait en 1938 : « Migrateur régulier au printemps et à l’automne ; n’est jamais commun ».

Écologie et habitat

Le Chevalier culblanc niche dans les boisements marécageux. Ceux qui passent ou hivernent chez nous – la plupart hiverne en Afrique tropicale – se rencontrent sur les vasières de toutes sortes de surfaces aquatiques douces (rarement au bord de la mer), même petites. Ainsi les oiseaux sont très souvent dispersés entre mares, fossés et canaux, s’envolant vivement en émettant leur cri caractéristique lorsqu’ils sont levés. Les milieux typiques en hiver sont constitués par les ruisseaux, les rivières d’eaux vives et les cressonnières. Il se nourrit d’invertébrés aquatiques récoltés dans la vase ou à la surface de l’eau

Conservation

Le Chevalier culblanc n’est légalement protégé que depuis 1999, mais sa fréquentation des mares de gabions et son peu de discrétion en ont fait une victime facile. Espérons que sa protection légale aura un effet positif sur l’hivernage de l’espèce dans notre pays.

Chevalier culblanc au bord de l'eau
Chevalier culblanc © Frédéric Malvaud

Nidification

L’espèce ne se reproduit pas en France.

Période internuptiale

C’est le chevalier le plus régulier en hiver (au total quelques centaines d’hivernants), noté sur l’ensemble de la région, mais nettement moins au fur et à mesure que l’on s’éloigne du littoral.

Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
5674104
Fréquence (%) par mois sur les échantillons prospectés

Observé sur les échantillons tout le long de la saison, on note une fréquence plus forte en janvier.

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
744444
Fréquence (%) par mois d’après les fiches de relevés

Notre base de données ne confirme pas la fréquence plus élevée en janvier noté lors de l’enquête. Il peut s’agir de variations interannuelles.

Haute-Normandie en 2007Haute-Normandie en 2019
25
Fréquence sur les échantillons prospectés (%) au cours des enquêtes précédentes

On note une augmentation de fréquence en Haute-Normandie en hiver entre les deux enquêtes.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Chevalier culblanc, période de reproduction et d’hivernage.