Tringa erythropus
Espèce chassable
Migrateur assez rare ; hivernant rare
Statut en Europe et en France
Le Chevalier arlequin niche dans l’extrême Nord du continent européen, les hivernants se concentrant en Afrique tropicale. Il est actuellement en déclin en Europe.
Quelques-uns hivernent cependant sur les côtes méditerranéennes et atlantiques de l’Europe, dont en moyenne 200 en France, surtout en Bretagne et en Camargue. Il est cependant essentiellement, en France, un oiseau de passage.
Le Chevalier arlequin est considéré comme Quasi menacé dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de l’Union européenne (UICN).
Statut en Normandie
Le Chevalier arlequin est un migrateur assez rare en Normandie, sur toutes les zones humides de la région. Il est présent lors des deux passages, de mars à juin (surtout en avril) et d’août à novembre (surtout en août). C’est un hivernant rare, cantonné à quelques sites littoraux ou proches du littoral.
Pour la Haute-Normandie, Olivier indiquait en 1938 : « De double passage ; fréquente les mêmes localités que le Chevalier sylvain ».
Écologie et habitat
Le Chevalier arlequin niche dans les secteurs humides des forêts boréales. Il se nourrit d’invertébrés : insectes en nidification, vers marins, crustacés et mollusques en hiver, où il fréquente les marais côtiers, souvent en bandes lâches.
Conservation
Les sites susceptibles d’accueillir le Chevalier arlequin en migration dans de bonnes conditions sont importants pour la conservation de l’espèce. Un déclin a en effet été constaté à l’échelle européenne depuis quelques décennies, du fait de la disparition des milieux humides. Au vu du statut de conservation européen, le Chevalier arlequin doit être retiré des espèces chassables et bénéficier d’un statut de protection.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Chevalier arlequin, période de reproduction et d’hivernage.
