Eremophila alpestris
Hivernant très rare
Statut en Europe et en France
L’Alouette haussecol est représentée en Europe par deux populations distinctes, l’une habitant les toundras de Scandinavie, l’autre les montagnes de Grèce et de Bulgarie, puis la Turquie et le sud de la Russie, ces deux pays concentrant 95 % de la population européenne. Les populations scandinaves et des Balkans sont à l’heure actuelle très faibles (autour de 10 000 couples).
C’est la population scandinave qui hiverne en France, du Pas-de-Calais à la baie du Mont-Saint-Michel. Elle est considérée comme en déclin sur les territoires de nidification et en déclin en hiver en France, où se situe la limite méridionale de l’espèce en hiver.
L’Alouette haussecol est considérée comme Quasi menacée dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de l’Union européenne (UICN).
Statut en Normandie
Notée tous les hivers sur les côtes de Basse-Normandie, elle reste rare et n’est régulière sur aucun site. En Haute-Normandie, si Olivier en 1938 la suppose « régulière », voire fréquente sur le littoral du « Pays-de-Caux » en hiver, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Écologie et habitat
Elle habite essentiellement en hiver les milieux de bord de mer présentant de vastes zones de végétation rase : dunes, plages de galets, laisses de mer, terre-pleins artificiels portuaires.
Conservation
Cette espèce est menacée autant par les bouleversements fréquents, voire la disparition de ses sites d’hivernage (aménagements, développement de la végétation), que par les dérangements de plus en plus fréquents sur ces secteurs.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national de l’Alouette haussecol, période de reproduction et d’hivernage.
