Oceanodroma leucorhoa
Espèce protégée
Migrateur très rare
Statut en Europe et en France
L’Océanite culblanc est une espèce marginale en Europe ; les populations les plus importantes se situent en Amérique du Nord, à l’est du Canada. Seules quelques colonies existent en Europe au large des Iles Britanniques, et en Islande, marginalement en Irlande et en Norvège.
C’est par contre un migrateur d’automne et un hivernant qui peut être abondant au large en Atlantique dans le Golfe de Gascogne. A la faveur de tempêtes, les oiseaux peuvent être repoussés près des côtes atlantiques françaises.
L’Océanite culblanc est considéré comme Vulnérable dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de l’Union européenne (UICN).
Statut en Normandie
L’Océanite culblanc est irrégulièrement observé d’octobre à décembre lors de son passage migratoire. Au vu de la rareté des observations, on doit en déduire que cette espèce longe les côtes françaises à partir du Cap Gris-Nez sans pénétrer dans la baie normande, restant très au large sur cette partie de son parcours, observée surtout lors de fort vents de nord ou nord-ouest près de la pointe de Barfleur (Manche). Il ne semble pas fréquenter la Manche en hiver et a été observé de temps en temps à l’intérieur des terres (vallée de la Seine) lors des passages migratoires, souvent à la suite de forts coups de vent.
Pour la Haute-Normandie, Olivier indiquait en 1938 : « De passage irrégulier ; plusieurs captures en Haute-Normandie. Gadeau de Kerville rapporte qu’un individu fut trouvé mort près de Tancarville, après les tempêtes ayant sévi en 1894 ».
Écologie et habitat
Espèce pélagique, l’Océanite culblanc ne s’approche pas des côtes, sauf en cas de fortes tempêtes. Il se nourrit de zooplancton et de larves de poissons au large des côtes.
Conservation
Au vu du caractère marginal de la présence de l’espèce en Normandie, il n’y a pas d’enjeux de conservation.
Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national de l’Océanite culblanc, période de reproduction et d’hivernage.
