Stercorarius longicaudus
Espèce protégée
Migrateur très rare
Statut en Europe et en France
Nicheur peu commun en Scandinavie (surtout Suède), le Labbe à longue queue niche dans les toundras d’altitude. Pélagique pendant la période internuptiale, c’est un migrateur rare le long des côtes de la mer du Nord et en Manche. Il passe cependant certainement en partie inaperçu, tant à cause des difficultés d’identification à cette période que des difficultés d’observation, la plupart des oiseaux se tenant au large.
Le Labbe à longue queue est considéré comme Vulnérable en migration en France (UICN).
Statut en Normandie
Si l’on sait aujourd’hui que le Labbe parasite est nettement plus fréquent que le Labbe à longue queue sur nos côtes normandes, la présence de ce dernier est cependant attestée par des observations annuelles, pour la plupart des oiseaux immatures, comme pour les autres espèces de labbes.
Le passage a lieu d’août à novembre, surtout en septembre et octobre, observé principalement à partir du phare de Gatteville (Manche).
Pour la Haute-Normandie, Olivier notait en 1938 : « Migrateur régulier et vraisemblablement plus commun que le Labbe parasite. Nous avons observé cette espèce en octobre et novembre au large des côtes de la Seine-Inférieure ».
Écologie et habitat
Espèce pélagique, ce labbe s’approche peu des côtes à l’automne. Il reste donc difficile à observer. S’il se nourrit surtout de rongeurs dans les toundras arctiques lors de la nidification, il parasite les laridés, comme les autres espèces de labbes, en période internuptiale.
Conservation
Comme les autres espèces pélagiques, le Labbe à longue queue peut être affecté par les pollutions marines.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Labbe à longue queue, période de reproduction et d’hivernage.
