Héron garde-bœufs

Bubulcus ibis

Espèce protégée

Nicheur sédentaire rare (500 couples) ; hivernant assez rare

Statut en Europe et en France

Le Héron garde-bœufs niche en Europe principalement dans la péninsule Ibérique, secondairement en Italie.

La forte expansion de l’espèce a conduit à son implantation en France à partir du début des années 70. D’abord présent en Camargue, ce héron s’implante sur un grande partie du territoire national depuis 1990, bénéficiant manifestement de la fin des hivers froids. Il faut cependant noter que cette expansion vers le nord se situe dans le cadre d’un déclin récent dans son principal bastion européen, la péninsule ibérique.

Statut en Normandie

Le Héron garde-bœufs est un nicheur récent en Normandie, qui s’est installé en 2007 dans des héronnières dans le Calvados (Monfréville, Bréville-les-Monts), mais aussi en Seine-Maritime (Heurteauville, puis dans l’estuaire de la Seine), à Annoville et Baupte dans la Manche et plus récemment en 2019 dans l’Eure à Bouafles. La population comporte quelques dizaines de couples en moins de 10 colonies.

Olivier, en 1938, ne connaissait pas cette espèce en Haute-Normandie.

Écologie et habitat

Il fréquente les plans d’eau de l’intérieur où il s’installe dans les colonies d’autres ardéidés. A la différence des autres espèces de hérons, le Héron garde-bœufs recherche sa nourriture (insectes et grenouilles capturés au sol) dans les prairies, souvent en association avec le bétail. La femelle pond 4 ou 5 œufs et élève souvent 2 à 5 jeunes. Sensible au froid, le Héron garde-bœufs peut voir ses populations décimées certaines années.

Conservation

Dans le contexte de l’accroissement des effectifs en France et du réchauffement climatique, on peut s’attendre à ce que le Héron garde-bœufs s’implante durablement en Normandie. Ce que du reste les observations de plus en plus régulières dans les marais de Carentan semblent bien accréditer. Comme pour toutes les espèces de hérons arboricoles, sa situation dépendra de la tranquillité sur ses colonies.

Répartition en période de nidification (2005-2012)

Héron gardeboeuf sur une branche au-dessus de l'eau
Héron gardeboeuf © LPO Normandie

Nidification

La population comporte dorénavant plusieurs centaines de couples en une dizaine de colonies, la majorité de la population se situant dans les marais du Cotentin et du Bessin où l’espèce est devenue devenue d’observation commune toute l’année.

Fréquence sur les échantillons prospectés (%)

Normandie
1 (110ème rang)

L’espèce a été notée sur un échantillon en Haute-Normandie, dans l’estuaire de la Seine.

Période internuptiale

Il est observé de plus en plus fréquemment en saison internuptiale en groupes de quelques individus ou dizaines d’individus, en particulier dans les marais du Cotentin (Manche).

Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
312NA2221
Fréquence (%) par mois sur les échantillons prospectés

Après septembre-octobre, on note une stabilité des fréquences sur le reste de la saison internuptiale lors de l’enquête.

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
111111
Fréquence (%) par mois d’après les fiches de relevés

Notre base de données montre une stabilité des fréquences sur l’ensemble de la période internuptiale.

Densités et effectifs en période internuptiale en Normandie

La forte localisation des colonies ne permet pas d’estimer les densités et les effectifs internuptiaux par notre méthode d’échantillonnage.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national du Héron garde-bœufs, période de reproduction et d’hivernage.