Fauvette des jardins

Sylvia borin

Espèce protégée

Nicheur migrateur commun (43 000 couples)

Statut en Europe et en France

La Fauvette des jardins est répandue dans la majeure partie de l’Europe. Elle est plus nordique que la Fauvette à tête noire, puisqu’elle atteint le Nord scandinave, mais devient rare ou absente sur le pourtour de la Méditerranée.

Elle est commune en France, qui est un de ses bastions européens, sauf au bord de la Méditerranée. Cependant, elle est moins abondante que la Fauvette à tête noire et ses populations sont affectées dans notre pays et en Europe de l’Ouest par un déclin significatif.

Statut en Normandie

La Fauvette des jardins est répandue dans toute la Normandie, mais elle peut être absente de certains secteurs sans raisons apparentes, plus abondante toutefois dans les secteurs de bocage.

Pour la Haute-Normandie, Olivier en 1938 la signalait « répandue moins uniformément que la Fauvette à tête noire, mais niche cependant en grand nombre ». Elle est migratrice, arrive à mi-avril et repart dans le courant du mois d’août.

Écologie et habitat

Plus spécialisée que la Fauvette à tête noire, elle habite les milieux buissonneux hauts et denses, qu’ils soient ou non surmontés d’arbres. La nidification se déroule fin-mai et se termine en juin. Les secondes pontes sont rares. Si elle est insectivore comme toutes les autres Fauvettes, elle devient facilement frugivore en été.

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Conservation

Si elle est encore répandue, la Fauvette des jardins peut être affectée par l’agriculture intensive qui fait disparaître les buissons. Dans le contexte du déclin de l’espèce, ses populations sont à surveiller en Normandie, d’autant que cette espèce nordique pourrait aussi être affectée par le réchauffement climatique.

Répartition en période de nidification (2005-2012)

Fauvette des jardins en train de chanter
Fauvette des jardins © Guy Corteel

Nidification

Haute-NormandieCotentin / BessinNormandie
15 0008 00043 000
Estimation du nombre de couples d’oiseaux nicheurs

Sur les zones prospectées, les effectifs estimés normands représentent environ 6 % de la population française de cette espèce, donc une densité similaire à celle de l’ensemble du territoire.

Carte des densités par zones biogéographiques

Les bocages du Lieuvin et du Cotentin affichent les plus fortes densités de la Fauvette des jardins (jusqu’à 3 couples / km²). En Basse-Normandie, ce bastion se prolonge sur les marais du Cotentin et le bocage du Bessin, et de façon moindre sur sa côte, alors que le reste du littoral est ignoré. En Haute-Normandie, elle domine dans le bocage du Lieuvin et atteint encore 1,5 – 2 couples / km² dans l’estuaire de Seine et la côte d’Albâtre, ainsi qu’en Pays-de-Bray et Pays-de-Lyons. Son abondance stagne aux environs d’1 à 1,5 couples ailleurs et chute à moins d’un couple en Roumois, plateau du Neubourg, vallée de la Seine-amont et plateau de Rouen. Elle est plus rare dans les vastes cultures du Vexin.

Comparaison des densités par grandes zones

Haute-NormandieCotentin / BessinNormandie
1,22,11,5 (34ème rang)
Densité (couples / km²)

Au 34ème rang en termes d’abondance (sur 187 espèces d’oiseaux nicheuses en Normandie), cette fauvette est une espèce commune en Normandie, avec une densité nettement plus forte dans les zones prospectées du Cotentin et du Bessin.

Fréquence sur les échantillons prospectés

Haute-Normandie en 2017Haute-Normandie en 2019Normandie
626262 (36ème rang)
Fréquences (%)

Sa fréquence sur les échantillons prospectés atteint 62 %, et est restée très stable entre les deux périodes d’enquête (2007 et 2019) en Haute-Normandie.

Densité par type d’habitat

BâtiCulturesForêtMosaïquePrairies
1,50,61,91,71,5
Couples / km²

Les milieux en mosaïque et forestiers accueillent les plus fortes densités de fauvettes des jardins (1,7 – 1,9 couples / km²), d’où sa forte densité dans le Cotentin, le Lieuvin, le Pays-de-Bray et le Pays-de-Lyons. Les cultures représentent les milieux les moins favorables sans doute à cause des grandes cultures intensives, ce qui explique son absence du Vexin.

Période internuptiale

Espèce migratrice, la Fauvette des jardins quitte la Normandie dans le courant du mois d’août et en septembre.

Fréquences sur les échantillons en période internuptiale en Normandie

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
1NANANANANA
Fréquence (%) par mois sur les échantillons prospectés

Migratrice pour l’Afrique, les derniers oiseaux sont observés en septembre sur les échantillons prospectés. Ces valeurs sont cohérentes avec celles calculées d’après les fiches de relevés de septembre à février (voir le tableau ci-dessous)

SeptembreOctobreNovembreDécembreJanvierFévrier
2NANANANANA
Fréquences par mois d’après les fiches de relevés
Haute-Normandie en 2007Haute-Normandie en 2019
6565
Fréquence sur les échantillons prospectés (%) au cours des enquêtes précédentes

La fréquence de l’Accenteur mouchet ne montre pas de variation entre les deux périodes d’enquêtes en Haute-Normandie en période internuptiale.

Densités et effectifs en période internuptiale en Normandie

Les fréquences trop faibles ne permettent pas de calculer des effectifs.

Suivre le lien pour regarder la carte de l’atlas national de la Fauvette des jardins, période de reproduction ou d’hivernage.