Le hérisson au jardin

Dans un refuge LPO, le hérisson s’installe dans les haies, les buissons, les tas de bois. Il est donc important de mettre en place des aménagements favorables. Il trouve sa nourriture dans les tas de compost, les tas de feuilles, le potager. Pour être accessible, le compost doit donc être au sol ou avec une ouverture basse.


Il est amateur de limaces et autres gastéropodes ; bien sûr les pesticides doivent être bannis. Pour éviter les dérangements en période hivernante ne pas remuer ou bruler les tas de feuilles mortes où il peut hiberner. Pour éviter les blessures par les tondeuses à gazon, instaurer un sens de tonte en commençant par le centre d’une parcelle.

Il est nocturne. des études ont montré qu’il peut faire 3 à 4 km en une seule nuit (2 à 3 pour une femelle). Un mâle peut ainsi visiter 16 jardins ! Pour favoriser ses déplacements, les palissades peuvent être aménagées avec des passages à faune, les murets trop hauts par une rampe, les points d’eau avec des plans inclinés grillagés pour éviter les noyades.




On peut lui aménager des gîtes sous un tas de branchages avec un tuyau d’entrée (prévoir un diamètre 10 cm) ou utiliser les abris du commerce.

L’enquête Hérisson
Ouverte à tous, cette enquête participative a commencé en 2020 et se déroulera sur 10 ans. Elle a été impulsée avec le Muséum d’histoire naturelle de Paris. On peut la prendre en cours de route, l’important est de la faire sur plusieurs années. Elle a pour but d’étudier les évolutions de populations du hérisson d’Europe sur plusieurs années et de montrer la densité de l’espèce par région.
Il y a actuellement 1 411 participants, 9 547 empreintes ont été répertoriées.
Il suffit de s’inscrire, de se procurer un tunnel à empreintes (ou d’en construire un), de le poser pour 5 nuits de suite.
On peut reproduire le protocole autant de fois que voulu. Le tunnel peut être posé dans un jardin ou dans un coin de nature. Afin d’optimiser ses chances de fréquentation, il est conseillé de le poser le long d’une structure linéaire (haie, clôture, mur, lisière…) et bien à plat. Il faut ensuite enregistrer le lieu de pose du tunnel sur le site de l’enquête. Lors de chaque session de pose, il faudra le ré-installer exactement à l’endroit choisi.
On photographie les empreintes, on les identifie si possible et on les envoie pour être validées.
Sur le site de l’enquête, on trouve le détail du protocole, des informations sur la vie du hérisson, des aides à l’identification, une newsletter, des témoignages, des échanges entre les participants.


Le hérisson en promenade
Vidéo de Jean-Luc Hérelle
